Panel autour du thème: « La migration clandestine pour les enfants : quels risques? Comment y mettre fin? »

En prélude à la journée  de l’enfant Africain  2019, un panel a été organisé ce mardi 18 juin 2019, à la maison  de la presse à Abidjan (Plateau). ” La migration clandestine pour les enfants : quels risques? Comment y mettre fin?” Tel est le thème sur lequel les panélistes se sont prononcés.

 

Le panel organisé par le Forum d’aide à l’enfance en difficulté en partenariat avec Save the children a été l’occasion pour l’organisation Save the children de présenter le rapport sur l’enfance dans le monde 2019. François Amédé, responsable plaidoyer de communication de Save the children, après avoir présenté un tableau peu reluisant sur l’enfance dans le monde 2019, a fait des recommandations à savoir l’augmentation des ressources destinées à mettre fin aux décès d’enfants dus à la pneumonie, garantir l’accès à l’éducation, accentuer l’autonomisation des filles, investir davantage dans les enfants, prendre des mesures pour veiller à ce que tous les enfants soient traités de manière équitable.

Pour le responsable plaidoyer : « Beaucoup d’enfants sont orphelins du fait du Sida. Ils n’ont plus leurs parents, ils deviennent eux-mêmes pères de famille. Mais aujourd’hui, le VIH n’est plus une priorité pour nous. Nous préférons plus tôt la pneumonie qui n’est pas bien connue mais qui tue plus que le VIH. La pneumonie, la diarrhée, et le paludisme sont les trois maladies que l’on peut éviter mais qui pourtant sévissent et qui tuent les enfants de 0 à 5 ans. Donc cette étude a fait le choix dans le cadre de son centenaire que nous célébrons cette année de mettre en accent sur la lutte contre la pneumonie », a-t-il dit.

Quant à Koné Issa responsable technique à Save the children, il a déclaré que dans une enquête effectuée sur le travail des enfants, deux secteurs abritent les questions du travail des enfants. Le secteur agricole avec 53, 4% et le secteur des services avec 35,6%. Le défi pour nous autres organisations qui intervenons dans ce domaine ce sera de favoriser un changement de comportement et de perception au niveau des communautés pour que ce qui est juridique et ce qui est socio anthropologique sans qu’on ne détruise certaines de nos valeurs.

Ajoutant : « Si nous voulons mettre fin à l’immigration irrégulière, c’est de s’attaquer aux causes profondes à savoir les conflits, l’insécurité, les violences dans nos communautés, la pauvreté, l’inégalité sociale, tout ce qui existe comme discrimination ».

Marc Wossama le président de l’ONG SOS immigration clandestine après un témoignage édifiant a coupé court : « L’eldorado n’est nulle part ailleurs que dans nos pays de résidence, dans nos pays d’origine. C’est ici que nous pouvons tirer le profit et le vrai bonheur ». Aussi a-t-il fait savoir que Depuis 2007, ils ont attiré l’attention des autorités sur un fait. « Pour la migration irrégulière ce sont les passeurs », Aussi a-t-il a marqué son soulagement quant aux lois qui ont suivi, ce qui va contribuer à traquer ceux qu’on appelle les passeurs, a pouvoir les juger et les garder dans les prisons.

 

De ce fait, il a lancé un appel aux autorités compétentes afin qu’ils investissent dans les dividendes démographiques, dans l’auto employabilité de la jeunesse et l’accès des jeunes aux micros crédit pour le financement des projets. « Nous interpellons nos gouvernants à mettre en place des mesures qui impactent réellement et positivement sur la vie de nos populations afin de pouvoir leur donner de meilleures perspectives », a-t-il avancé.

Pour Silué Pelargio, la Côte d’Ivoire à travers des mesures législatives et institutionnelles a toujours affirmé sa volonté de créer un environnement juridique et social propice au respect des droits élémentaires des enfants. Principalement le droit à la vie, à la santé, à l’éducation et à la protection (…) Le gouvernement a fait des efforts. A l’en croire, Il y a une matrice d’action qui a été consolidée par la présidence et une politique nationale est en cours de validation. En outre il a parlé des actions dejà entreprises : « Avec l’OIM, nous avons facilité le retour d’ivoiriens à travers le monde et leur intégration est en cours. Nous avons élaboré un plan de retour volontaire aux ivoiriens de l’extérieur en attente de validation gouvernementale… ».

“Il faut renforcer les capacités financières des familles par des opportunités et la valorisation des ressources gage du maintien des enfants dans leurs familles jusqu’à la majorité”

Selon lui , pour pérenniser ces actions,  le gouvernement a décidé depuis 2018, de mettre en place des comités régionaux qui vont devenir des comités départementaux. “Nous avons avec la collaboration de l’Unité de lutte transfrontalière procédé à des arrestations des passeurs”, a-t-il fait remarquer.

Présent parmi les panélistes, Roland Houeto le coordonnateur de l’Association des enfants et jeunes travailleurs de Côte d’Ivoire (AEJT-CI), n’est pas allé avec le dos de la cuillère. Pour lui, il faut renforcer les capacités financières des familles par des opportunités et la valorisation des ressources gage du maintien des enfants dans leurs familles jusqu’à la majorité. Sensibiliser les communautés les parents et des enfants sur les risques d’une migration précoce et irrégulière. Implication plus accrue de l’Etat dans la création d’opportunités et d’alternatives à la scolarisation des enfants.

 

Source AfrikSoir [https://www.afriksoir.net/]

Article rédigé par Prince Beganssou

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